post� le samedi 25 août 2007 à 21:50
Un étudiant français, agé de 24 ans, s'est donné la mort dans la nuit de dimanche à lundi. Ses colocatrices ont retrouvé le cadravre au petit matin. Le jeune homme devait rentrer en France alors qu'il avait passé une année à Berlin. Cet acte désespéré est une triste démonstration de son attachement à la capitale allemande.
Dans sa chambre, des papiers en vrac, un mémoire inachevé, des cvs allemands et quelques lettres de motivation nous permettent des à présent de dire qu'il attendait une réponse pour un stage. Cet acte morbide nous fait réfléchir sur le nombre encore trop élevé des étudiants étrangers goutant à la vie berlinoise. Il aurait été un futur parisien mais restera à tout jamais un berlinois..
Photo officielle de la morgue n°1
Photo officielle de la morgue n°2
post� le mercredi 22 août 2007 à 17:21
Ab partir de lundi, je ne devrais plus être sur Berlin. C'est l'administration des berlinois qui me l'a gentillement demandé. Là, il faut partir... Alors on fait ses petites affaires, on range ses souvenirs dans un coin de sa mémoire, on organise son départ et on dit au revoir aux chanceux qui restent.
Je n'ai pas eu de réponse pour mon stage alors je retourne en France. La fin de mon immigration ressemble à une émigration vers la France, tant j'aurai voulu rester sur Berlin. Les rues que je traverse me rendent nostalgique de la période des débuts de Berlin, et même sous la pluie je continue à marcher à travers les émotions de mes rêveries. Maintenant, j'attends Tristan qui sera mon dernier invité. Mes derniers instants seront indubitablement festifs... et je naurai pas le temps d'être mélancolique!
Dès le premier septembre, je redeviens un français, alors attention! Je vais me remettre à tout critiquer, râler sur les prix et les gars qui traversent au rouge, bien que dès que je le pourrai, je gênerai la circulation rien que parce que le piéton est roi; et pourquoi pas me prendre la tête avec des papiers administratifs; oh mais dîtes moi! Il me faut un stage aussi! Pfiou! Vive la république, vive la France! Aufwiedersehen Berlin...
post� le samedi 28 juillet 2007 à 18:41
Les temps sont durs. Pour un étudiant eramus à Berlin, un sablier est tourné dès son arrivée à la TU. 2 semestres pas plus. Lorsque j'ai voulu me réinscrire à ma chère et pourrie université, j'ai appris que sans Betreuer (une sorte de tuteur repsonsable d'un de vos projets et qui justifie à l'administration votre présence pour tout semestre supplémentaire à la TU), il nous est demandé de partir. Pour mémoire, on m'a refusé deux projets.
Dès lors et avant même la fin de mon statut d'étudiant, j'ai postulé à plusieurs endroits pour mon stage. Il en ressort 1) que les allemands comprennent difficilement le système éducatif français, 2) que les allemands demandent beaucoup trop d'informations inutiles sur le cursus scolaire, 3) qu'il est impossible de faire du consulting sans une expérience de 10 ans dans une entreprise.
Soit! Alors il me reste l'alternative de l'audace. Tous mes espoirs reposaient sur une boîte de logiciel pour artiste pour laquelle j'ai déposé un CV béton avec les meilleurs expériences que l'on puisse exiger pour s'occuper des relations France-Allemagne. Après un mois d'attente, je suis obligé de les appeler toutes les semaines pour entendre à chaque fois qu'ils attentent des réponses du niveau supérieur. Il y a maintenant de très fortes chances que je retourne en France début septembre.
post� le vendredi 18 mai 2007 à 12:23
Comme en France, le mois de mai a plein de jours fériés et des jours de fête. En revanche, ce ne sont pas les même fêtes que nous. Par exemple, une fête appelé "Wahlpurgisnacht", intraduisible, qui se passe le 30 avril, la veille du 1er mai, qui est aussi férié en Allemagne. En cette nuit, on fête la fin de l'hiver, le printemps, voire le début de l'été. On chasse des sorcières et surtout, on va dehors, où toute la population boit. Ce sont plein de déchets, des baignoires remplies de bière à 1 euro, et des cris de partout... À faire, mais gare aux bagarres!
Ensuite, le 1er mai, qui est une journée de démonstration dans tout Berlin. Les allemands défilent dans les rues, se positionnent dans les parcs et font des barbecues avec discussions politiques. Ensuite, la fête des mères a eu lieu le 13 mai (le deuxième dimanche de mai), puis la fête des pères le 17 mai. Mais ce qu'il y a d'interessant, c'est le Männertag... La fête des hommes!! Et oui, il y a qu'ici que ça existe. En ce jour glorifiant la virilité, on voit dans les rues tous les hommes de Berlin, souvent entre mecs, tirant une petite poussette en bois remplie de bière. Le but? Boire. Et comme le veut la tradition, il faut être bourré avant 18 heure (sinon petit zizi)! Ça me rappelle le Schnappszeit, c'est à dire la fête d'un jour avec un numéro rigolo comme le 20 mars 2003 (20 03 2003), où les allemands en profitent pour sortir le bon vieux Schnapps de Grand-père! Ah ces allemands...